2006: année utile, inutile ou néfaste pour la France
A lire l'article "Le temps qui reste" d'Alexis Brézet dans le Figaro et d'aujourd'hui on sent le commentateur optimiste quant à un Chirac "visiblement très en forme, s'est attaché à montrer dans tous les domaines, sur tous les sujets, un allant inentamé. «On ne change pas ce que l'on est» : lancé comme un cri du coeur, l'aphorisme présidentiel vaut pour son auteur aussi. Le volontarisme chiraquien est plus que jamais un syncrétisme ".Dans le Monde, un titre accroche dit: "Jacques Chirac veut lancer la réforme sur la protection sociale avant fin 2006". Tiens!? Une lueur d'espoir? On va mettre plus de liberté et de responsabilité dans le système? Voyons le détail:
"je proposerai de basculer une fraction des cotisations patronales sur une cotisation assise sur l'ensemble de la valeur ajoutée des entreprises" (Chirac). Bref, on baisse un impôt pour en augmenter un autre. Ce que l'Etat ne vous vole pas en cotisations sociales, il le prendra lorsque vous irez faire les courses. Pour faire cette opération délicate (faire passer l'argent d'une poche à une autre), cela demandera pleins de parlottes (et de fêtes) comme le dit si bien Michel de Poncins. Quelques millions d'heures de travail perdues pour mettre en oeuvre une réforme qui ne mérite en rien son nom.
Avec des réformes pareilles, 'simplistes' comme dit la présidente du Medef, on aurait encore préféré une année inutile. A la place de quoi, elle sera néfaste. Finalement, c'est le Figaro qui a raison: «On ne change pas ce que l'on est».

1 Comments:
On ne change surtout pas une "équipe" qui "gagne" : tant que les con-citoyens continuent à croire que de telles magouilles vont sauver le système, pourquoi modifier sa façon d'agir ?
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