Des détenus réclament la peine de mort
Un article du Monde.Mais plutôt que de réclamer le rétablissement de la peine de mort, cet article réclame des l'abolition de la perpétuité (voir la dernière phrase). Or, si on lit bien l'article on peut voir que la perpet ne veut déjà plus rien dire puisqu'a bout de 22 à 30 ans on peut être mis en liberté conditionnelle. Pour Le Monde, c'est encore trop.
Or, ces condamnés ont volé le bien le plus précieux: la vie d'autrui. Ils paient ce crime avec leur vie ou leur liberté. Telle sont deux justes conséquences. Personnellement, je suis plutôt contre la peine de mort (risque d'erreur), mais si les condamnés la préfèrent, je crois qu'il faut savoir les écouter (ça économisera l'argent volé aux Français). Dans ce cas-ci, ce sont les journalistes de gauche qui restent sourds.
Dix détenus de la centrale de Clairvaux (Aube) ont attiré l'attention sur le sort des condamnés qui purgent des longues peines. "Nous, les emmurés vivants à perpétuité du centre pénitentiaire le plus sécuritaire de France (...), nous en appelons au rétablissement effectif de la peine de mort pour nous", ont-ils plaidé dans une lettre datée du 16 janvier, publiée le mardi 24. Dans un contexte de durcissement répressif contre la récidive, l'appel dénonce l'allongement de l'exécution des sentences.
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"Assez d'hypocrisie ! Dès lors qu'on nous voue en réalité à une perpétuité réelle, sans aucune perspective effective de libération à l'issue de notre peine de sûreté, nous préférons encore en finir une bonne fois pour toutes que de nous voir crever à petit feu", écrivent les signataires, qui ont passé entre 6 et 28 années en prison.
Entre 2001 et 2005, le nombre de condamnés à des peines de 20 à 30 ans est passé de 915 à 1 384, tandis que celui des condamnés à perpétuité a légèrement diminué : 538 contre 591.
"LA PERPÉTUITÉ NE SERT À RIEN"
"Les peines prononcées sont de plus en plus longues et il y a de moins de moins de libération conditionnelle", souligne le président de l'Association nationale des juges d'application des peines (Anjap), Michaël Janas. "Les dernières affaires comme le meurtre de Nelly Crémel ont rendu la décision de libération conditionnelle très difficile pour les magistrats." Le ministre de l'intérieur, Nicolas Sarkozy, avait déclenché une polémique à l'été 2005 en déclarant que le juge qui avait accordé une libération conditionnelle à l'un des deux meurtriers présumés de cette femme de 37 ans devait "payer pour sa faute". La majorité avait alors relancé une réforme pénale qui a donné lieu à la loi sur la récidive votée en décembre. Celle-ci a encore allongé la période pendant laquelle le condamné à perpétuité ne peut demander une libération conditionnelle. Ce "temps d'épreuve" a été porté de 15 à 18 ans et même à 22 ans si le condamné est récidiviste.
Les "périodes de sûreté", par laquelle le jugement fixe le minimum de temps à effectuer par le condamné, peuvent être portées par les cours d'assises à 22 ans en cas de perpétuité, voire 30 ans pour les crimes les plus graves sur mineurs.
"Depuis deux ou trois ans, on pense aux courtes peines, particulièrement du côté du ministère de la justice, avec la loi Perben II ou l'aménagement des peines inférieures à cinq ans, regrette Gabriel Mouesca, président de l'Observatoire international des prisons. Les longues peines se sentent les sacrifiés des prisons." Ce désespoir peut contribuer à des mutineries, comme à Clairvaux en 2003, et à des tentatives d'évasion ou de suicide.
"Il faut que la France révise l'échelle des peines car nous sommes aujourd'hui l'un des pays les plus répressifs au monde", prône M. Mouesca. "La perpétuité doit être abolie. Elle ne sert à rien. Elle n'est pas digne de notre niveau de civilisation."
AFP

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